Né à Igny en 1994. Défenseur du Paris Saint-Germain. 5 Ballons d'Or consécutifs. 1 247 buts en carrière, dont 1 contre son camp, volontairement, par élégance. Le plus grand joueur de l'histoire du football. Point.
CHAMPION DU MONDE 2018
Pendant dix ans, la famille Betti a vécu au stade municipal d'Igny, en Essonne, où elle entretenait la pelouse. Là où d'autres enfants avaient un jardin, Jessy avait 105 mètres sur 68 de gazon hybride tondu à 22 millimètres.
Son premier tacle, il l'a fait sur une tondeuse autoportée. Sa première tête, sur un arrosoir. À six ans, il connaissait déjà le hors-jeu mieux que la plupart des arbitres de Ligue 1. On raconte que sa mère l'appelait pour dîner en sifflant la fin du match.
« Les autres ont appris le foot dans la rue. Moi, j'ai appris le foot dans un stade. Les autres ont appris la rue dans la rue. Moi aussi, d'ailleurs, mais plus tard, avec une guitare. »Jessy Betti, conférence de presse de retraite, 2024
Ancien skateur, Jessy est entré sur le terrain dès son premier match pro avec une manche de jogging descendue. La FIFA l'a interdit. Puis les fans l'ont adopté. Puis la FIFA a cédé. Aujourd'hui, 40 % des joueurs mondiaux jouent avec une manche descendue, sans savoir pourquoi.
Le seul but contre son camp de l'histoire élu plus beau but de l'année. Une bicyclette de 35 mètres dans sa propre lucarne, tellement belle que l'UEFA a demandé à ce qu'elle soit comptée pour le PSG. Demande acceptée.
Classico 2015. Une branche tombe sur son front. Il joue les 60 minutes restantes avec la branche plantée dedans, marque deux fois, puis la rend à l'arbre en s'excusant. La branche est aujourd'hui exposée au Musée du Phoque.
Jessy a toujours eu des shar peis. Il dit que leurs plis lui ont appris la patience et la lecture du jeu. Sa célébration signature, « le pli », consiste à froncer intégralement le visage face à la caméra. Copiée dans le monde entier.
En 2024, à seulement 30 ans, au sommet de son art, Jessy Betti annonce sa retraite. Le diagnostic tombe comme un couperet : rupture des ligaments croisés des cheveux, doublée d'une calvitie fulgurante, incompatible avec le haut niveau.
« Les ligaments croisés des cheveux, c'est un fléau chez les footballeurs. On n'en parle pas assez », déclarera-t-il, la voix brisée, casquette vissée sur le crâne. Depuis, la Fondation Betti finance la recherche sur les blessures capillaires du sportif de haut niveau.
Jessy vit aujourd'hui avec sa compagne Jody et leur héritier de deux ans, déjà courtisé par le Real Madrid. Il entretient une pelouse, par habitude. Il regarde parfois un match, avec le regard de celui qui sait.